Partenaires

CNRS
Logo tutelle


Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil du site > Programmes 2010-2013 > Approche typologique des constructions elliptiques

Approche typologique des constructions elliptiques

Voir le site du programme

Responsables du programme : Anne Abeillé, (LLF), François Mouret (CELLAM & LLF)

Laboratoires impliqués de la fédération : 4 (LLF, SFL, LACITO, LPP)

Nombre de laboratoires de la fédération impliqués : 4 (LLF, DDL, LPL, SFL)

Participants de la fédération

Chercheurs et enseignants chercheurs : LLF : A.Abeillé, B.Crysmann, J-M.Marandin, P.Amsili, M.Desmets, J.Ginzburg, A.Lecomte, S.Manus, P.Miller, F.Mouret, A.Rouveret, F.Sabio, H.Yoo, C.Plancq - Doctorants et post-doctorants : G.Bilbiie, A.Gazdik, F.Laurens, Y.Qiu, O.Garcia-Marchena, N.Rigaud, F.Henri, G.Vercherand

Participants extérieurs :

Collaborations nationales  : C.Patin (Lille), A.Dagnac (Toulouse), M.Dargnat (Nancy), J.Deulofeu (Aix-en-Provence), H.Skrabalova (Clermont-Ferrand)

Collaborations internationales  : J.Merchant (U. Chicago), R.Chaves (SUNY Buffalo), E.Ionescu (U.Bucarest), V. Vlamala (U Basque country), E. Gordon Chapella (U. Vigo), J. Nykiel (U Silesia)

Thématique et objectifs

Ce programme vise à comparer la syntaxe, la sémantique et la prosodie des constructions elliptiques à travers des langues différentes et ainsi évaluer sur une base typologique solide les principales approches qui ont été proposées : par effacement phonologique (et reconstruction syntaxique, cf. notamment Merchant 2001), par fragment (et reconstruction sémantique, cf. notamment Culicover & Jackendoff), ou encore par montée de type et composition d’arguments (sans reconstruction, cf. notamment Steedman 2000).

Langues étudiées :

Familles ou groupes de langues  : langues romanes, langues germaniques, langues bantoues, langues slaves

Langues particulières  : anglais, basque, français, espagnol, italien, roumain, créole mauricien, hongrois, haoussa, kiswahili, shingazidja, simakonde, tchèque

Les points forts du programme :

Le programme a permis de confronter des données issues de langues typologiquement très différentes, dont certaines, comme les langues bantoues, réputées « sans ellipse », et des approches théoriques différentes (Minimalisme, LFG, HPSG, Grammaires de construction). Il a permis des travaux qui s’appuient sur des données nouvelles (obtenues sur corpus ou avec informateurs) ainsi que la prise en compte des principales dimensions de l’analyse linguistique : prosodie (y a-t-il une prosodie spécifique aux phrases elliptiques ?), lexique (y a-t-il des conjonctions spécialisées pour les phrases elliptiques ?), syntaxe (quelle est la structure des phrases elliptiques ?), sémantique (comment s’interprètent les phrases elliptiques ?), discursive (quels facteurs favorisent ou défavorisent les phrases elliptiques ?). Il dispose depuis septembre 2010 d’un site web : http:// ellipse.linguist.univ-paris-diderot.fr/.

On y trouve des articles et références bibliographiques ainsi que les présentations des membres aux réunions et aux journées d’étude.

Principaux résultats et avancées scientifiques

Les descriptions typologiques étant très lacunaires sur ce point, il s’est agi de décrire les différents types de phrases elliptiques dans plusieurs langues notamment les langues bantu (Manus, Patin), mais aussi le tchèque (Skrabalova), le hausa (Crysmann) ou encore le créole mauricien (Henri). Les données publiées étant souvent sujettes à caution même pour les langues mieux décrites, nous avons aussi stabilisé par des études de corpus et des expériences les généralisations dans les langues germaniques et romanes (Abeillé, Bilbiie, Dagnac , Deulofeu, Miller, Mouret, Rouveret, ...).

Les principales constructions étudiées ont été :

- mise en facteur droite (ou gauche) (right node raising) : « Il y a des langues qui ont et des langues qui n’ont pas de flexion casuelle »
- phrases trouées (gapping) : « Jean aime les bananes et Marie les pommes » interrogatives tronquées (sluicing ) : « Je ne me souviens plus qui »
- ellipse post auxiliaire (VP ellipsis) : « Jean a mangé tout ce qu’il a pu » Trois thèses soutenues :
- N. Rigaud. « La grammaire et l’art du vide, pour une approche descriptive des phénomènes elliptiques ». Thèse de doctorat sous la direction de José Deulofeu soutenue le 27 novembre 2010 à l’Université de Provence.
- A. Gazdik. « Multiple Questions in French and Hungarian. A Lexical-Functional Analysis with Special Emphasis on the Syntax-Discourse Interface ». Thèse de doctorat sous la direction d’Anne Abeillé soutenue le 7 Juin 2011 (mention très honorable avec félicitations) Cotutelle ELTE Budapest-Université Paris 7
- G. Bilbiie. « Grammaire des constructions elliptiques : une étude comparative des phrases sans verbe en roumain et en français ». Thèse de doctorat sous la direction d’Anne Abeillé soutenue le 16 novembre 2011 à l’université Paris Diderot (mention très honorable avec félicitations). Université Paris 7 La préparation d’un numéro spécial de revue internationale (telle que Lingua) est prévue à l’issue du programme.

Effets structurants :

- Les effets structurants du programme sont l’ouverture à d’autres langues, de type bantou, pour lesquelles les constructions elliptiques étaient largement ignorées, ainsi qu’une meilleure prise en compte de la prosodie dans l’étude des constructions. Une collaboration à long terme s’est mise en place avec des collègues de DDL (Lyon) et STL (Lille).
- Le projet a débouché sur une opération dans le cadre du laboratoire d’excellence Empirical Foundations of Linguistics du PRES Sorbonne Paris Cité (EFL : 2011-21). Cette opération (Syntactic alternation between elliptical and full clauses : SA3) fait partie de l’axe 2 et a reçu un financement pour 2012 (1 postdoctorant de 12 mois).