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Accueil du site > Programmes 2010-2013 > Mise en relief et mise en retrait : le marquage de la hiérarchie discursive

Mise en relief et mise en retrait : le marquage de la hiérarchie discursive

Responsable : Pascal Boyeldieu – UMR 8135 (LLACAN)

Laboratoires impliqués de la Fédération : 3 (LLACAN, DDL, CELIA)

Participants de la fédération :

Chercheurs et enseignants-chercheurs :
LLACAN : P. Boyeldieu, P. Nougayrol, E.Oréal, S. Robert, M.-C. Simeone-Senelle ; DDL : D. Creissels ; CELIA : M.-F. Patte

Participants hors fédération :

Université de Naples : S. Banti ; Université de Turin : M. Tosco

Objectifs du programme et enjeux

Dans certaines langues coexistent des formes verbales ‘doubles’ relativement à leur valeur de TAM, mais dont le choix, libre ou contraint, est en fait directement lié à l’organisation informationnelle de l’énoncé (formes spécifiques liées par ex. au contexte de focalisation d’un constituant, de polarité négative, de propositions dépendantes, etc.). En partant notamment de l’article majeur de Hyman et Watters (1984), on se propose d’étudier, dans différentes langues, et en vue d’établir une typologie des faits :
– quels sont les domaines syntaxiques et les‘tiroirs’ verbaux (TAM) qui autorisent (choix),
nécessitent ou excluent (contrainte) le recours à des marques spécifiques de ce type ;
– quelle est la nature de ces marques (formes verbales spécifiques, apocope, réductions paradigmatiques, autres ?) ;
– quelles sont les stratégies mises en oeuvre (marquage de la mise en relief ou de la mise en retrait, ou les deux ?).

Avancées scientifiques

Le programme a réuni 7 ateliers collectifs en quatre ans d’exercice (2010-2013). Au cours de cette période, les langues suivantes ont fait l’objet d’une étude plus particulière :

afar (couchitique oriental, Éthiopie)
ancien égyptien (afro-asiatique)
gawwada (couchitique oriental, Ethiopie)
hausa (tchadique, Nigeria)
joola (parlers) (atlantique, Sénégal)
mandinka (mande, Sénégal/Gambie)
oromo (couchitique oriental, Ethiopie)
saho (couchitique oriental, Erythrée)
somali (couchitique oriental, Somalie)
tswana (bantu, Botswana)
wolof (atlantique, Sénégal)
yulu (soudanique central, RCA/Soudan)

Relativement à la formulation initiale des objectifs, les travaux du groupe font apparaître,selon les langues,
– l’hétérogénéité des problématiques (v. par ex. le rôle des propositions dépendantes dans les langues couchitiques vs. le rôle de la position post-verbale de l’objet dans les langues bantu) ;
– la diversité des procédés formels de marquage des formes verbales (forme ‘brève’ = réduction segmentale, réduction des distinctions personnelles (syncrétismes), réduction des ‘tiroirs’ verbaux, absence de marqueur segmental) ;
– le caractère non nécessairement binaire des oppositions verbales (v. tripartition du wolof).
Dans une perspective typologique on vise donc à identifier des lignes de force dans le champ de ces phénomènes, qui peuvent être plus globalement reformulés dans les termes d’une « manifestation des interactions entre morphologie verbale et structure informationnelle » (une Grille typologique a été élaborée à cet effet). Par ailleurs, si l’existence de formes ‘brèves’ ou ‘relatives’ (souvent moins finies) dans les propositions dépendantes constitue un phénomène relativement répandu, leur utilisation dans la proposition principale, en liaison avec les phénomènes de ‘désassertion’ du prédicat, constitue semble-t-il un phénomène beaucoup plus rare, mais précisément avéré, avec des modalités diverses, dans les différentes langues africaines prises en compte. Tous ces différents points seront soulignés dans le projet de volume collectif.