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Accueil du site > Programmes 2010-2013 > Structure argumentale et structure aspectuelle

Structure argumentale et structure aspectuelle

Responsables du programme : K. Ferret, E. Soare, F. Villoing (SFL UMR 7023)

Laboratoires impliqués de la fédération : 6 (SFL, LLF, HTL, LACITO, DDL, LPP)

Participants de la fédération

6 chercheurs ;
Bridget Copley (CR, SFL UMR 7023)
Patricia Cabredo Hofherr (CR, SFL UMR 7023)
Carmen Dobrovie-Sorin (DR, CNRS – LLF / U.P 7)
Bernard Fradin (DR, U.Paris 7- LLF)
Alain Kihm (DR, U.Paris 7- LLF)
Asaf Bachrach (CR, SFL UMR 7023)

11 Enseignants-chercheurs ;
Karen Ferret (MCF, U.P3 – SFL UMR 7023)
Jacqueline Guéron (Professeur émérite, U. Paris 3 & EA 4398 : Langues, Textes, Arts et Cultures du Monde Anglophone (PRISMES))
Brenda Laca (PR, U.P8- SFL UMR 7023)
Alain Lecomte (PR, U.P8- SFL UMR 7023)
Jean-Léo Leonard (MCF, U. Paris 3- UMR 7018 Laboratoire de Phonétique et Phonologie, IUF)
Léa Nash (PR, U.P8 – SFL UMR 7023)
Isabelle Roy (MCF, U. P8 – SFL UMR 7023)
Elena Soare (MCF, U. P8 – SFL UMR 7023)
Lucia Tovena (PR, U.Paris7 – CNRS LLF)
Florence Villoing (MCF, U. P8 – SFL UMR 7023)
Sylvie Voisin (U. Aix-Marseille, UMR 5596 Dynamique du Langage)
Anne Zribi-Hertz (PR, U.P8 – SFL UMR 7023)

3 Doctorants ;
Herby Glaude (U.P8)
Teuta BLAQORI (UP8)
Patrycja MATERA (UP8)

2 Post-doctorants ;
Mushina ALLEESAIB (UP8)
Luciana Sanchez-Mendes (USP, Brésil)

Collaboration nationales

Dany Amiot (PR, U. Arras-Grammatica)
Delphine Beauseroy (U. Nancy 2/ATILF-LanDisCo)
Georgette Dal (PR, U. Lille – Silex)
Martin Haiden (U. Tours)
Marie-Laurence Knittel (U. Nancy 2/ATILF-LanDisCo)
Françoise Kerleroux (PR, U.Paris 10-Modyco)
Rafael Marin (CR, CNRS, U. Lille 3 – Silex)
Fiammetta Namer (PR, U. Nancy 2/ATILF-LanDisCo)
Danièle Van de Velde (PR, U. Lille 3 – Silex)
Lucia Tovena (PR, U. Paris 7-LLF)

Collaborations internationales

Artemis Alexiadou (U. Stuttgart)
Nora Boneh (U Jérusalem)
Hagit Borer (U. Queen Mary, GB)
Edit Doron (U. Jérusalem)
Gianina Iordachioaia (U.de Stuttgart)
Florian Schaeffer (U. Stuttgart)
Katrin Schmitz (U. Wuppertal)
Antonio Fàbregas (U. Tromsø)

Site web http://www.umr7023.cnrs.fr/-Structu...

Objectifs du programme – Enjeux

Les recherches réunies dans ce projet avaient pour but de contribuer à une meilleure compréhension de l’interface lexique/syntaxe (ILS ci-après) au niveau phrastique et syntagmatique, et concernant aussi bien la catégorie du verbe que celle du nom. Les questions posées par l’ILS ont été approchées de différentes manières : une approche lexicaliste qui multiplie les informations codées dans l’entrée lexicale des verbes et une approche constructionnaliste qui met cette flexibilité sur le compte de la computation syntaxique, en gardant l’idéal d’un lexique maximalement contraint. En travaillant sur différents types de constructions verbales à travers les langues, ce programme se proposait de porter un nouvel éclairage sur la distribution des tâches entre le module lexical et le module syntaxique dans la formation des phrases, des syntagmes et des noms.

Axes d’étude proposés :
- Interface lexique/syntaxe : articulations de la structure argumentale, l’aspectualité et l’architecture phrastique et syntagmatique (NP, DP, PP, VP)

- typologie des types de procès dénotés par des prédicats simples et par des prédicats complexes (structures événementielles) et étude de l’incidence de celle-ci sur l’architecture phrastique ;

- structure syntaxique fonctionnelle étendue du groupe verbal, appliquée au groupe nominal à tête déverbale et structure syntaxique fonctionnelle étendue du groupe prépositionnel exprimant sémantiquement un but, un lieu, une source (prédicats complexes).

Langues étudiées :

Langues particulières : Langues germaniques (anglais, allemand, néerlandais, langues scandinaves continentales et insulaires)
Langues romanes (français, espagnol, italien, catalan, roumain)
Grec
Albanais
Langues fino-ougriennes (finnois, hongrois)
Langues afroasiatiques et langues atlantiques (arabe, hébreu, langues du Niger-Congo, wolof)
Langues créoles (haïtien, tahitien, créoles portugais)
Langues maya du Mexique et du Guatémala
Langues caucasiennes (géorgien)
Langues altaïques (turc)
Langues slaves (russe, bulgare, polonais)

Avancée scientifique

Le déroulement concret du programme s’est fait selon des sous-thématiques et phénomènes dégagés au sein de ces grands axes. Il s’agit en particulier des nominalisations, des formes non-finies (en particulier les participes), des prédications complexes et des constructions dénotant les résultats. Cependant, il s’agissait plutôt de directions et sous-thématiques dominantes auxquelles le projet se consacrait pendant une année particulière, mais qui ont continué à intéresser certains chercheurs tout le long du projet.

Ainsi, entre 2009 et 2011, le projet s’est consacré à l’étude des verbes et des noms déverbaux, ce qui a permis d’entamer des recherches parallèles qui concernaient ces deux volets du projet. Ce travail a conduit à plusieurs productions autour des nominalisations. Une composante importante de ce volet est concernée par le rapport entre structure aspectuelle et structure argumentale dans les nominalisations. Ici peuvent être citées les contributions de Iordăchioaia & Soare (2009), Alexiadou, Iordăchioaia & Soare (2010) autour des noms d’évènement et de la pertinence de la catégorie de l’aspect pour cette classe de déverbaux. L’étude menée sur les paires de déverbaux français en –age et –ée (arrivage/ arrivée) par Ferret, Soare et Villoing (2010a-b) a conduit à étudier la structure argumentale, la valeur lexico-aspectuelle des verbes servant de base et à proposer une typologie des structures événementielles servant de base (Ferret & Villoing 2012) et à proposer une hypothèse novatrice selon laquelle en français, ces paires reflètent une différence d’aspect grammatical (événement en cours de réalisation- aspect imperfectif- N-age ou événement dans sa globalité – aspect perfectif- N-ée). Ces auteurs défendent donc l’idée d’une valeur d’aspect grammatical attachée aux nominalisation des événements dénotés par les verbes de base. Les travaux sur –ant/-eur menés par Roy & Soare (2012), ainsi que d’autres travaux des membres du projet sur les nominalisations, par exemple Barque et al. (2012), Beauseroy & Knittel (2012), Fradin (2012), Kerleroux (2012), ont touché également aux deux volets généraux du projet, abordant la structure et l’interprétation des différentes catégories de noms déverbaux.

Une partie des recherches des membres du projet ont continué en 2011 autour du volet nominalisations du projet, en raison de la fécondité particulière de ce thème et de l’ampleur des projets déjà en cours, démarrés pendant l’année précédente. C’est le cas des travaux de Fradin (2011), Knittel (2011), Marin et al (2010), Fàbregas et Marìn (2011), Huyghes (2011), Roy et Soare (2012). En particulier, le travail de Fradin représente une contribution importante à l’étude des nominalisations d’état, qui n’ont pas été abordées dans la littérature, et permet de dégager des propriétés importantes des noms dérivés de verbes qui sont ambigus entre une dénotation stative et une dénotation dynamique. Le travail de Knittel et celui de Fàbregas et Marìn explorent la dimension aspectuelle héritée dans les noms déverbaux. A noter la préparation durant cette année de deux numéros thématiques autour des nominalisations : Lexique 20, coordonné par Marìn et Villoing, et RLV 40 « Nominalizations », issu des travaux de la Journée d’Etude sur les Nominalisations organisée en 2010 à l’Université de Paris 8, et qui sont parus respectivement fin 2011 /début 2012.

La thématique reliée des formes non finies a été également explorée, toujours en connexion avec les nominalisations, par le biais de formes non finies donnant lieu à des nominalisations (travaux de Roy et Soare publié en 2012 sur les noms en -ant, Iordăchioaia et Soare 2011 sur la comparaison entre supin nominal et supin verbal en roumain, le travail de Knittel (2012) sur les nominalisations en –ance et leur rapport avec les participes en -ant). Elena Soare a également travaillé sur un chapitre de grammaire de référence du roumain, qui aborde les constituants adnominaux non-finis (projet abouti en 2013, cf. Soare & Zafiu 2013). Ces constituants mettent en évidence des contraintes de Voix et de structure argumentale en lien avec le nom-tête, et présentent des propriétés internes spécifiques ; notamment, ils sont plus « réduits » que d’autres domaines non-finis et présentent une interprétation modale.

Le travail de P. Cabredo Hofherr (2013) a examiné les contraintes sur l’emploi des pronoms impersonnels humains tels que on en les comparant avec les contraintes observées pour d’autres procédés qui servent à mettre le sujet en arrière-plan (emplois impersonnels des pronoms de troisième personne du pluriel, les formes impersonnelles du verbe, et les passifs).

Nous avons par ailleurs continué à nous intéresser de façon plus large à la thématique de la structure argumentale : par exemple, certaines interventions dans le cadre du séminaire mensuel portaient sur les moyens (Kallulli 2010), le datif (Boneh et Nash 2011, 2012). La thématique des th-rôles a été également touchée dans ces travaux, ainsi que dans les travaux de Roy & Soare sur les noms dénotant des participants au procès.

En 2012, notre projet a abordé la thématique des prédications complexes à travers les langues. Un premier but était de réfléchir sur une définition de ces structures à travers les langues. Un prédicat complexe pouvant être défini, de façon très large et intuitive, comme une séquence de mots qui participent à l’expression d’une relation prédicative unique (mettant en commun des arguments, le sens lexical du prédicat, et éventuellement des propriétés flexionnelles), le danger est en effet que cette classe devienne un fourre-tout, avec l’impossibilité de distinguer, par exemple, les constructions à auxiliaire et, par exemple, les constructions sérielles.
Des réunions régulières de travail ont été organisées, notamment autour de présentations invitées suivies de débats ouverts (voir calendrier des séminaires ci-dessous), au sujet de langues diverses, des créoles au persan et en passant par les langues romanes. Nous avons également commencé à toucher à d’autres types de structures qui ont un lien avec la prédication complexe, comme les constructions résultatives (par exemple, la présentation de Oana Savescu-Ciucivara, Université de Paris 8, octobre 2012) et les verbes à particule. Dans leurs travaux de recherche, certains membres du projet ont abordé la problématique des périphrases verbales par le biais de la structure de la forme non-tensée apparaissant dans la constitution de ces périphrases (cf. le travail de Iordăchioaia et Soare, fini et soumis en 2013).
D’autres membres du projet ont continué à étudier la formation des N déverbaux, que ce soit les noms non-événementiels (cf. Ferret, en préparation suite à la présentation d’une version préliminaire de ce travail en 2012 dans le cadre du séminaire structure argumentale et à sa présentation en 2013 (9th Mediterranean Morphology Meeting, Ferret & Villoing 2013, Tribout & Villoing 2012, 2013, sous presse), les noms de participants (Roy & Soare, 2013a, 2013b) ou les noms en –ance (Marie-Laurence Knittel, 2012, travail présenté dans le cadre du séminaire Structure argumentale).

La dernière année du projet (2013) a été consacrée à la thématique des résultats dans un sens large. Cette thématique a repris et complété les volets abordés précédemment dans les trois premières années, par l’étude de la phase de résultat du procès dénoté par les prédicats. Il s’agissait d’appréhender les états résultants exprimés par les prédicats verbaux (dont les passifs et structures participiales), ainsi que les constructions adjectivales et les noms déverbaux. Cette problématique vise, au sein d’un procès, la phase de culmination du procès ainsi que la phase finale où l’état résultant est obtenu : construire une maison>> la maison est construite. Ce qui est mobilisé ici, d’un point de vue structural, serait dans le cadre nanosyntaxique de Ramchand la partie de l’événement étiquetée ResultP, ou dans les termes de Borer la projection Asp-Q qui introduit l’argument interne (sans forcément adopter l’un ou l’autre cadre de travail).

Nous avons commencé par nous interroger sur les concepts de résultat et d’état résultant, à partir d’une conférence invitée donnée par Christopher Piñòn (2013), où est explorée la distinction entre la notion de result state et celle de consequent state. Les interrogations autour de cette question avaient déjà été lancées à l’occasion d’une conférence de Berit Gehrke (oct. 2011). Cette thématique trouve un prolongement au sein d’un nouveau projet de la Fédération (Ontologie et Typologie des Etats).

La thématique de la résultativité a été abordée au sein des domaines participiaux et adjectivaux dans une Journée d’étude organisée par Patricia Cabredo Hofherr et Elena Soare (3 juin 2013), avec une conférence invitée donnée par Petra Sleeman (Université d’Amsterdam). La classification des constructions participiales et les critères d’identification (avec plusieurs degrés spécifiques entre événementiel et statif – résultatif) a été examinée dans le cadre de cette journée au sein des langues romanes et germaniques.

Enfin, une Journée d’étude consacrée aux noms de résultat a permis de creuser cette thématique au sein des noms déverbaux et déadjectivaux. Ici, de même que dans les participes, la question se pose de repérer les différentes interprétations reliées, leur évolution, et les liens avec les propriétés sémantiques et argumentales des verbes de base (travaux de Bisetto & Meloni, Fradin, et Knittel). Enfin, Soare, Iordăchioaia et Alexiadou proposent une étude des noms déverbaux dénotant des états et dérivés sur des verbes à alternance causative où il est proposé que dans certains cas, le dénominateur commun des noms dérivés est un domaine fonctionnel bas, qui pourrait être identifiée à la catégorie de ResultP.

Production

L’un des points forts de ce programme est sa dimension fédérative. Le travail sur les nominalisations a conduit non seulement à quantité de publications (8 ouvrages et plus de 60 articles et chapitres d’ouvrages) dont deux numéros spéciaux de revues (Lexique 20, coordonné par Florence Villoing et Rafael Marin, et RLV 40 coordonnée par Isabelle Roy et Elena Soare), mais aussi à l’élaboration d’un réseau international de chercheurs explorant cette même thématique. Notre projet était en effet relié aux projets suivants : ANR NOMAGE – Lille 3 (Rafael Marin) et ANCOR – U. Nancy (Marie Laurence Knittel), Projet Egide NOMEXPL PHC AURORA 2010 sur les nominalisations (Elena Soare - « Nominalizations : explorations at the syntax-lexicon and the syntax-semantics interfaces », projet Aurore-France-Norvège) ; Collaboration avec les centres de recherche Paris8-Lille3-Nancy2 (France)/Tromsø (Norvège)/Stuttgart (Allemagne) ; projet de mobilité PHC Egide Procope avec l’Université de Stuttgart (Isabelle Roy).
Dans cette mouvance, a été également créé un colloque qui est devenu un événement pérenne de ce réseau scientifique : les Journées d’étude sur les nominalisations (JeNom Nancy 2008 – Lille 2009 – Paris 8 2010, Stuttgart 2011, Barcelone 2013).
En clôture de la partie du projet dédié aux prédicats complexes, une journée d’étude internationale a été organisée dans le cadre du projet, à savoir la Table ronde sur les périphrases verbales (organisée par Elena Soare le 17 décembre 2012, cf. programme ci-dessous). Un événement relié a été organisé (de façon externe au programme) par Léa Nash et Pollet Samvelian au sujet des prédications complexes (colloque Approaches of Complex Predication – juin 2013).
En interaction avec d’autres groupes de recherche au sein du laboratoire SFL et ailleurs, le projet a été co-participant à l’organisation du colloque Structuring the argument (2011). Certains membres du projet ont été impliqués et/ou ont participé au colloque Aspect and Argument Structure à Greenwich University (juin 2012).
La partie du projet consacrée aux résultats s’est concrétisée par l’organisation de deux journées d’études : la JET sur les Adjectifs et les Participes (organisée par Patricia Cabredo-Hofherr et Elena Soare, 3 juin 2013) et la JET sur les Noms de Résultat (organisée par Florence Villoing, 25 novembre 2013).
Une partie des membres du projet ont proposé un nouveau projet accepté au sein de la Fédération TUL, Ontologie et Typologie des Etats (coordonné par Elena Soare et Léa Nash) dont les liens avec le projet Structure Argumentale et Structure Aspectuelle sont évidents.

Evénements organisés ou co-organisés dans le cadre du projet

- Séminaire mensuel du projet http://www.umr7023.cnrs.fr/Seminair...
http://www.umr7023.cnrs.fr/Seminair...
http://www.umr7023.cnrs.fr/Seminair...
http://www.umr7023.cnrs.fr/Calendri...

- 3èmes Journées d’étude sur la nominalisation, juin 2010 (Université de Paris 8)
http://www.umr7023.cnrs.fr/Programm...

- 4èmes Journées d’étude sur la nominalisation, juin 2011 (Université de Stuttgart)
http://ifla.uni-stuttgart.de/instit...

- Colloque Structuring the Argument, septembre 2011 (Université de Paris 8)
http://www2.gre.ac.uk/about/schools...

- Table ronde sur les périphrases verbales (Université de Paris 8)
http://www.umr7023.cnrs.fr/Table-ro...

- 5èmes Journées d’étude sur la nominalisation, juin 2013 (Universitat Pompeu Fàbra)
http://parles.upf.edu/llocs/glif/pu...

- Journée d’étude sur les participes et les adjectifs (Université de Paris 8)
http://www.umr7023.cnrs.fr/Adjectif...

- Journée d’étude sur les noms de résultat (Université de Paris 8)
http://www.umr7023.cnrs.fr/Journee-...