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Accueil du site > Programmes 2010-2013 > Modèles en typologie

Modèles en typologie

Responsables du programme : Sylvie Archaimbault (HTL) & Frank Alvarez-Pereyre (LMS)

Dans les dernières décennies, un ensemble d’interrogations convergentes a été formulé, qui a inscritexplicitement la perspective typologique au coeur du travail des linguistes. De telles interrogations concernent des compartiments différents et pourtant liés du travail sur les langues. Si la typologie linguistique retient la notion de trait comme centrale, il convient de déterminer si l’on peut, et dans quelles conditions, établir une liste satisfaisante de traits a priori. Dans l’affirmative, on facilite jusqu’à un certain point le traitement de la question des universaux, risquant toutefois de laisser de côté des langues qui n’attesteraient pas de tel ou tel trait. Dans l’affirmative toujours, il reste à déterminer si les traits sont à envisager en tant que tels ou bien si, nécessairement, l’économie interne à l’ensemble des traits retenus devient un argument pertinent pour la typologie. Les répercussions pratiques de telles discussions ne sont pas minces puisque, selon les cas, une grammaire de telle ou telle langue fera une place très différente à des phénomènes qui seraient très largement spécifiques de cette langue. Il en va de même à propos des questions relatives au contact de langues, tant du côté de la collecte des données que du côté des modèles explicatifs.

Les typologues sont-ils les seuls à traiter de typologie ? Cela est peu probable, puisque tout linguiste, quelle que soit son école de pensée, produit des documents et corpus qui intéressent directement les typologues. Autrement dit, du côté de la description comme du côté de la théorie, il y a pour le linguiste tout un ensemble de décisions par lequel il traduit son point de vue à propos des fondamentaux d’une langue - systémiques ou dynamiques -, des universaux linguistiques, des chemins de la comparaison linguistique, entre autres. Ce faisant, il est possible d’inscrire les différents moments de la linguistique et ses différents courants dans une réelle continuité problématique puisque, depuis les débuts de la linguistique moderne, il n’est pas de description, il n’est pas d’école, il n’est pas de théorie qui n’ait pas dessiné, ne serait-ce qu’en creux, des hypothèses typologiques.

L’axe transversal « Modèles en typologie » a pour vocation de contribuer à une culture de l’activité typologique, au sens le plus large du terme, au traitement de la typologie comme problématique centrale. A partir du moment où pas un linguiste n’est affranchi des implications typologiques de son activité, mais aussi, parce que la typologie linguistique et les universaux sont devenus une préoccupation explicite parmi les spécialistes des langues et du langage, il convient bien d’offrir un cadre pour des échanges d’information et d’idées, une plate-forme pour des rencontres approfondies qui concernent les membres de la Fédération de recherche « Typologie et universaux linguistiques », mais aussi les spécialistes français et étrangers. Il s’agit de tirer parti des nombreuses implications individuelles ou collectives sur le sujet, au delà de l’inévitable émiettement des travaux menés ici et là. Dans cette optique, les promoteurs et responsables de cet axe considèrent que, pour la période 2010-2013, trois initiatives parallèles devraient pouvoir donner corps à de telles intentions. Il s’agit de la tenue de colloques réguliers, année après année ; d’un enseignement ayant la typologie comme objet ; d’une école d’été de typologie linguistique.

Colloques
De tels colloques ont eu lieu depuis 2003, à raison de un à trois par an. Ce sont de tels colloques qui ont concrètement réuni des intervenants d’horizons très divers, français et étrangers, sur des sujets très variés et toujours pertinents pour la typologie linguistique. On poursuivra sur ce principe, dans un esprit d’ouverture, tant pour ce qui est des sujets traités que pour ce qui est des intervenants. De tels colloques en sont venus à constituer une réelle vitrine pour la Fédération.

Enseignement
On se penchera sur la nécessité et sur la faisabilité d’enseignements proposés au sein de la Fédération, à destination du public le plus large possible. Un tel enseignement pourrait intéresser au premier chef des étudiants avancés, mais aussi de jeunes chercheurs qui souhaiteraient se former plus systématiquement à la typologie. Il s’avère que des enseignements au long cours ne sont pas légion sur le sujet, au moins en France sinon plus généralement.

Ecole d’été
Au sein de la Fédération, l’idée d’une Ecole d’été franco-allemande a germé durant l’actuel quadriennal. Pour différentes raisons, une telle Ecole n’a pu être réunie en 2008, comme cela était prévu initialement. L’organisation concrète d’une telle Ecole est devenue un objectif pour l’année 2010, sur la base d’un programme déjà très élaboré qui mobilise de très nombreux spécialistes, dans une association étroite avec des partenaires allemands de premier plan. On trouve les éléments détaillés relatifs à cette Ecole dans une autre section du rapport à renouvellement de la Fédération.